Petite histoire de l'orfèvrerie française, du Moyen Âge à nos jours
Corporations, fontes royales, Révolution, poinçons de garantie, métal argenté industriel puis design : comment l'orfèvrerie s'est installée sur la table française.
Corporations, fontes royales, Révolution, poinçons de garantie, métal argenté industriel puis design : comment l'orfèvrerie s'est installée sur la table française.
Du plaqué de Sheffield à l'électrolyse : principe, histoire et qualité de l'argenture qui a rendu l'orfèvrerie accessible au XIXe siècle.
Comment une tôle plane devient bol, timbale ou plat : le repoussage au tour, l'emboutissage à la presse et ce qui les distingue de la mise en forme au marteau.
Brasures dure, moyenne et tendre, flux, recuit et décapage : comment l'orfèvre assemble anses, pieds et becs sur une pièce d'argent.
Couteaux de table, à fromage, à poisson ou à fruits ; lames carbone ou inox, manches fourrés, os ou bois : bien choisir et entretenir ses couteaux.
Plats ronds et ovales, légumiers, saucières, cloches, réchauds et dessous-de-plat : à quoi sert chaque pièce de service et comment l'utiliser.
Théière, cafetière, chocolatière, sucrier, crémier et plateau : comprendre les pièces d'un service à thé ou à café en métal et en prendre soin.
Réargenture, débosselage, ressoudure d'une anse, remmanchage : ce que fait un orfèvre restaurateur et ce qu'il vaut mieux ne pas tenter soi-même.
Pourquoi l'argent noircit, quelles méthodes de nettoyage choisir, ce qu'il faut éviter (lave-vaisselle, inox, élastiques) et comment ranger ses couverts.
Minerve, poinçon de maître en losange, poinçon carré du métal argenté : comment reconnaître une pièce en argent massif et la situer dans le temps.
L’orfèvrerie est partout autour de nous, souvent sans que nous la remarquions. Une ménagère héritée qui dort dans son coffret, la timbale gravée d’un prénom, le seau à champagne d’un dîner de fête, une carafe à monture d’argent chinée un dimanche : tous ces objets sont le fruit d’un savoir-faire ancien, qui a façonné la manière dont nous mangeons, buvons et recevons.
Ce magazine est consacré à ce monde-là. Nous y parlons d’argent massif et de métal argenté, d’étain, de couverts et de service, de poinçons et d’entretien, d’histoire et de création contemporaine. L’objectif est simple : vous aider à comprendre les objets que vous avez sous la main, à les utiliser et à les garder beaux.
La première question que l’on se pose devant une pièce d’orfèvrerie est presque toujours la même : est-ce de l’argent ? La réponse se trouve le plus souvent au dos de l’objet, dans de minuscules marques frappées dans le métal. En France, la tête de Minerve et le poinçon de maître en losange signalent l’argent massif ; un poinçon carré ou un nom de fabricant désignent plutôt le métal argenté.
Nous avons rassemblé ces repères dans deux articles pratiques : lire les poinçons de l’argenterie et métal argenté ou argent massif. Ils ne remplacent pas l’avis d’un expert pour une pièce de valeur, mais ils permettent de savoir de quoi l’on parle.
L’argent noircit, c’est sa nature. Mais toutes les méthodes de nettoyage ne se valent pas : certaines, très répandues, rayent le métal ou usent l’argenture, d’autres décollent les lames des couteaux anciens. Le lave-vaisselle et le contact avec l’inox sont les deux grands ennemis d’une ménagère.
Notre guide entretenir l’argenterie passe en revue les gestes du quotidien, les méthodes pour raviver une pièce ternie et les bonnes pratiques de rangement. L’étain, qui se soigne tout autrement et craint la chaleur, a son propre article : l’étain.
L’orfèvrerie n’a de sens que si elle sert. Dresser une table à la française, c’est appliquer une logique simple : les couverts dans l’ordre du repas, de l’extérieur vers l’assiette, les verres en haut à droite, le dessert devant. Nous l’expliquons dans dresser une table, et nous passons en revue les pièces d’une ménagère dans les couverts.
Le vin a suscité à lui seul une foule d’objets : carafes et entonnoirs à décanter, tire-bouchons de toutes sortes, tastevins, étiquettes de carafe, sous-bouteilles, rafraîchissoirs. Trois articles leur sont consacrés : carafer ou décanter un vin, les accessoires du vin et seaux à champagne et rafraîchissoirs.
Derrière chaque pièce, il y a des gestes : le planage au marteau, le repoussé, la ciselure, la soudure, le polissage. Nous les décrivons dans les gestes de l’orfèvre. Il y a aussi une histoire, celle des corporations médiévales, des fontes royales de Louis XIV, de la garantie d’État née sous le Directoire, du métal argenté industriel du XIXe siècle et de l’Art déco : elle est résumée dans notre petite histoire de l’orfèvrerie française.
Enfin, l’orfèvrerie continue de s’inventer. Designers et ateliers associent aujourd’hui l’argent, l’étain, l’acier, le bois et la couleur pour créer des objets de table d’usage quotidien. C’est le sujet de l’orfèvrerie contemporaine. Et pour la plus intime des pièces d’orfèvrerie, celle que l’on offre à une naissance, voir timbales et cadeaux de baptême.
Ce site est un magazine d’information. Il ne fabrique rien, ne vend rien et ne représente aucune maison d’orfèvrerie. Il n’a aucun lien avec l’ancien exploitant de ce nom de domaine ni avec les entreprises qui ont pu porter ce nom. Les articles sont écrits par la rédaction, avec un principe : ne donner un chiffre ou une date que lorsqu’ils sont établis, et dire clairement quand une tradition relève de l’explication probable plutôt que du fait avéré.
Argenterie, étain, poinçons, entretien et histoire du métal sur la table
Orfèvrerie et étain